13 aout 2025 : Les fleurs de Zalipie
Nous quittons enfin la ville, direction la campagne de Cracovie. Elle se fait cependant désirer, les bords de route nous laissant à penser que la Pologne n’est, en dehors des métropoles, qu’une immense banlieue.
Finalement, nous finissons par arpenter les premiers hectares de nature. A Zalipie tout d’abord, petit village en apparence ordinaire, mais qui est devenu le symbole de la culture populaire polonaise : les peintures murales. Sur les différentes maisons, on y retrouve les fleurs emblématiques du pays dans un style propre, mais également dans l’église, sur les puits, dans les granges, et même sur les panneaux de signalisation.







Nous nous enfonçons encore un peu plus dans cette région vallonnée, pour arriver à la cave du domaine Kosmos. La flore et la faune y vivent plus librement, nous tombons coup sur coup sur une huppe fasciée, puis un lièvre sautant au-dessus du fossé, avant de distinguer les ombres d’une famille de chevreuils dans le soleil couchant.



14 août 2025 : La nature de mon enfance
La Pologne réveille en moi des sensations oubliées, celle des étés quand j’étais petit enfant chez mes grands-parents dans le centre de la France.
Il y a la rosée du matin dans les champs et prairies, avec cette fraicheur matinale qui saisit la poitrine quand on respire fort. Le picotement intérieur était la promesse d’une journée ensoleillée pleine de jeux et d’aventures dans le jardin, la rue, le stade de football.
Il y a les fleurs dans la nature, resplendissantes et foisonnantes, qui camouflent une vie entière de petits animaux, du papillon à l’hirondelle en passant par la libellule et la grenouille, qui entonnent leur symphonie commune tout au long de la journée.
Pourquoi ai-je le sentiment d’avoir perdu tout cela, et de le retrouver soudainement ici, comme après de nombreuses années d’absence ? Une chose est sûr, on peut perdre le contact avec certaines réalités, mais on ne les oublie jamais vraiment.





15 août 2025 : Nature sans frontière
Dans les Bieszczady, notre hôte nous conseille d’aller dans le parc national pour découvrir la région. Nous nous dirigeons donc vers la “Polonia Wetlinzka”, une crête de montagne aride à 1200 mètres d’altitude, aux faux airs de steppe mongole, avec un vent à “décoiffer les cornes de boeufs”.

Ici la nature n’a que faire de la querelle des humains. Du haut de la Polonia, nous pouvons contempler les territoires officiels de trois pays différents, la Pologne où nous sommes, mais aussi la Slovaquie au sud et l’Ukraine à l’Est. Pourtant d’un point de vue topographique et géographique, l’horizon ne forme qu’une seule et même “biorégion”. Les ours, les loups et les renards n’ont que faire de nos nationalités, la forêt est leur territoire naturel, c’est elle qui gouverne leurs allers et venues.





Le ciel s’embrase au coucher du soleil, puis les étoiles apparaissent une à une dans le ciel, et la pleine lune se met à resplendir. Ce spectacle est universel, pour les animaux comme pour toutes les nationalités humaines.
