12 août 2025 : La beauté du mal
Il fait beau, trop beau en cette fin d’après-midi. La lumière rasante enrobe les bâtiments du camp d’une douce couleur orangée.

Notre groupe polonais (il n’y avait plus de places dans un groupe en langue étrangère) est respectueux des lieux, mais ne peut se défaire des réflexes actuels du touriste. Tout est prétexte au selfie ou à la photo de famille…même un mur d’exécution ou un four crématoire.
Dehors, des adolescents se sont regroupés sur les marches d’une ruelle, et badinent gentiment.

Au camp de Birkenau, la nature y a repris ses droits, dans cette vaste étendue de plus de 150 hectares. Les oiseaux y volent en nuée, les moustiques envahissent les lieux à la nuit tombée, et les roseaux sauvages ont recouvert les étangs servant de réceptacle aux cendres humaines des victimes.




Pourtant le résultat de cette usine de la mort (1,3 millions de personnes) reste bien là devant nos yeux, une machine bien huilée, précise et clinique, qui avait si bien su industrialiser le processus d’abattage de l’espèce humaine. Nous sommes aussi capable de cela, et ça peut revenir, ne l’oublions pas !



