3/4 août 2025 : Varsovie
La Sirène de Varsovie n’est autre que la soeur de celle de Copenhague. Arrivée de la mer Baltique par le fleuve (la Vistule), elle promit aux amoureux Wars & Sawa de protéger leur idylle, donnant naissance à la ville.

Depuis Varsovie a toujours été un territoire d’accueil, en particulier des juifs à partir du Moyen-Âge. A mi-chemin entre l’Europe occidentale et orientale, ce peuple de commerçants a su tirer partie de ce carrefour géographique cosmopolite. Jusqu’à ce que l’Histoire vienne à nouveau frapper à leur porte.

L’invasion conjointe de l’Allemagne et des Soviétiques en 1939 va sonner le glas des juifs de Pologne. Réduits à 300.000 après la guerre (moins de 10% de survivants), ils vont préférer émigrer à nouveau, plutôt que de reconstruire sur les cendres de leurs proches. Les Etats-Unis seront leur prochain horizon, et terre d’exil.

L’arrivée en gare de Varsovie se fait juste en face du Palais de la Culture et de la Science, immense gratte-ciel stalinien, qui nous plonge dans un Gotham City aux accents soviétiques.

Il symbolise la reconstruction d’une ville, qui avait été complètement rasée par les Allemands à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, la capitale polonaise oscille entre des quartiers nouveaux inspirés de l’architecture américaine, et d’anciens quartiers de la ville, reconstruis à l’identique, pour en faire le plus jeune “vieux centre-ville” du monde.


La ville est moins harmonieuse que Poznań our Toruń, plus sanguine aussi. La population semble plus à vif, prête à donner un coup d’accélérateur brusque, à revendiquer ses droits ou une nouvelle cause, à rejoindre un courant alternatif pour s’affirmer. Moins tranquille que le reste du pays, Varsovie en est le laboratoire !




